La formation d’application, la deuxième partie de la formation de policier, a débuté en avril. Une année ponctuée par des stages dans différents services, des semaines de formation, des services au sein de notre propre groupe ainsi que des remplacements de collègues.

Ecole de police

Nous accompagnons l’aspirant Jolan Chèvre pendant la nouvelle formation policière de deux ans. Les aspirants romands ne suivant pas leur cursus dans la même langue ni au même endroit, ses contributions ne seront exceptionnellement pas traduites. C’est J. Egger qui vous fera un compte rendu de son parcours en allemand.

Il y a tant de façons de découvrir la profession de policier, d’apprendre à travailler avec notre large palette d’outils et de percevoir l’environnement global dans lequel nous évoluerons dans le futur. La formation d’application, nous permet d’acquérir de l’expérience et de, pas à pas, prendre conscience de nos compétences.

Stages et visites des différents services

Quoi de mieux pour se forger que d’être confronté à la pratique? Après une année basée sur la théorie, je rentre dans le vif du sujet. Bien que j’ai déjà effectué des stages à l’école de police et travaillé sur le terrain, c’est effectivement à partir de maintenant que je suis réellement confronté à la difficulté de la profession. Responsable de cas d’ampleurs, je fais face à la réalité policière.

Pendant la formation d’application, nous avons plusieurs semaines durant lesquelles nous approfondissons notre savoir à travers des leçons spécifiques. Des cas pratiques sont aussi mis en place afin que nous puissions nous entraîner. Nous sommes également envoyés en stage dans plusieurs services internes et externes à la police. Par exemple chez les ambulanciers à Bienne, à la prison régionale de Moutier, au service technique des accidents ou encore à la centrale d’engagement. Cela m’a permis d’acquérir de nouvelles compétences, mais surtout de me rendre compte de la façon dont travaillent les différents partenaires et ainsi pouvoir agir en fonction lors d’interventions.

Sur les terrains avec les policiers

A côté de cela, nous sommes majoritairement engagés au sein de notre propre groupe. C’est-à-dire que nous formons des patrouilles entre aspirants (en règle générale entre romands, mais de temps en temps, avec des aspirants suisse allemands) ou avec nos chefs. Nous sommes engagés dans la région de Bienne ou du Jura bernois comme une autre patrouille en restant supervisés. Finalement, nous allons soutenir les différents postes de police de la région, lorsque ceux-ci manquent d’agents. Dans les deux derniers cas, nous sommes responsables des affaires sur lesquelles nous intervenons. Jusqu’à présent, j’ai notamment été responsable de cas lors de conduite de véhicule sous l’emprise de stupéfiants, un incendie, un trafic de stupéfiants ou encore un vol par introduction clandestine.

Une chance. C’est le mot qui résume cette deuxième année du cursus de formation. Travailler sur le terrain et avoir la même responsabilité qu’un autre collaborateur, tout en étant accompagné par des agents expérimentés depuis l’appel de la centrale d’engagement, jusqu’à la rédaction du rapport final, me permet de travailler avec détermination, rigueur et sérénité. Cette formation a pour but de me préparer au maximum à tous cas de figure, à me responsabiliser et à devenir autonome. Je peux encore progresser de la meilleure des manières avant de connaître mon lieu de stationnement en avril prochain.

Même si elle s’avère exigeante au niveau de la quantité de travail que nous avons à effectuer, cette deuxième année est surtout passionnante en ce qui concerne la variété de connaissances, l’expérience que nous gagnons et les moments que nous partageons.

Ecole de police

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Vous trouverez de plus amples informations sur la formation auprès de la Police cantonale bernoise sur www.police.be.ch/professionspolice