Etre humain et animal sont liés par une relation particulière et multiple. Qu’il s’agisse d’animaux de rente ou d’animaux domestiques, les animaux nous accompagnent souvent au quotidien et, souvent aussi, nous les considérons comme des membres de la famille. Malheureusement, tous les animaux ne sont pas bien traités.

Toute personne qui détient des animaux ou en assume la garde doit veiller à leur bien-être. Ce principe est ancré dans la loi sur la protection des animaux. Le nombre de procédures pénales en matière de protection des animaux en Suisse a augmenté en permanence sur une longue période; ce fait n’est pas que négatif. Hans Ulrich Hofer, le responsable de notre service spécialisé Délits impliquant des animaux, explique: «L’une des raisons à cela réside dans le fait que les animaux sont aujourd’hui mieux protégés par la loi; cela signifie qu’il y a des bases légales détaillées pour ces procédures.»

Mais Hans Ulrich Hofer ajoute que la sensibilisation plus soutenue du public a certainement aussi contribué à ce développement. Lui et son équipe travaillent avec beaucoup d’engagement et de cœur pour que ces lois soient respectées et les infractions poursuivies pénalement.

Le service spécialisé enquête …

Qu’il s’agisse d’animaux domestiques, d’animaux de rente ou d’animaux sauvages, le service spécialisé enquête dans tous les cas présentant des éléments d’infraction concernant des animaux. Son but est la poursuite de manière conséquente et une dénonciation fondée: «Les constatations de police en lien avec des délits impliquant des animaux ne sont pas très différentes de celles des autres délits. Nous mettons en sûreté les preuves auxquelles nous pouvons nous référer dans la dénonciation», explique encore Hans Ulrich Hofer.

Et ce qui est possible pour les personnes l’est aussi pour les animaux: les traces microscopiques comme les poils d’animaux ou le sang permettent le constat ADN. En présence d’animaux morts, l’autopsie peut être ordonnée. Cette dernière peut permettre de déterminer si l’animal a été tué dans d’atroces souffrances.

S’il y a des photos ou des vidéos, celles-ci sont souvent bien plus révélatrices que des mots sur la situation rencontrée et la détention d’animaux. En fonction de l’affaire, des personnes doivent être entendues ou il faut lancer une recherche publique et un appel en vue d’indications. C’est par exemple le cas lorsque des animaux sont tout simplement abandonnés.

…et forme

Le service spécialisé Délits impliquant des animaux de la police cantonale bernoise compte trois collaborateurs. Ces ressources ne lui permettent pas de se charger seul de tous les très nombreux mandats. C’est pourquoi il est soutenu par les conseillers spécialisés des régions de police. Il s’agit de policières et de policiers formés par le service spécialisé et qui s’occupent, en fonction annexe et à leur lieu de stationnement, d’affaires impliquant des animaux.

Les membres du service spécialisé soutiennent les conseillers autant que possible à distance et organisent annuellement des formations et des perfectionnements avec eux. Outre les formations internes à la police, telles que pour les aspirantes et les aspirants, le service spécialisé informe aussi régulièrement de son travail lors d’exposés externes auprès d’organisations partenaires.

Une étroite collaboration est importante

Le domaine d’activité du service spécialisé Délits impliquant des animaux nécessite une collaboration très étroite avec le service vétérinaire cantonal. «Nous fournissons l’entraide administrative et l’assistance à l’exécution et sommes compétents en ce qui concerne les enquêtes et les dénonciations lorsqu’il y a infraction pénale, déclare Hans Ulrich Hofer, les mesures nécessaires au bien-être de l’animal dans l’affaire spécifique sont en revanche ordonnées par le service vétérinaire.»

Même si l’action conjointe entre la police et le service vétérinaire en matière de protection des animaux est la plus intensive, d’autres tâches s’ajoutent, par exemple lorsqu’il s’agit d’épizooties. Lisez à ce propos notre article «Notre engagement pour la santé des animaux dans le canton de Berne».

Garder la distance professionnelle face aux destins qui touchent

«Souvent, les délits impliquant des animaux génèrent beaucoup d’émotions», déclare Hans Ulrich Hofer, car au final, derrière les drames animaliers, il y a souvent un destin humain qui me touche tout autant, moi, en tant que policier. Mais les émotions sont plutôt un handicap dans le travail, car il s’agit de garder objectivité et professionnalisme.» Le responsable du service spécialisé apprécie beaucoup de pouvoir s’engager pour une tâche si honorable qui, grâce à l’étroite collaboration avec le service vétérinaire, atteint un effet reconnaissable pour le bien-être des animaux.