La profession de policier m’intéresse depuis ma plus tendre enfance. Cependant, j’ai fait quelques détours avant de commencer ma troisième formation professionnelle à l’école de police intercantonale à Hitzkirch (EIPH). Ce n’est pas si simple de se réhabituer, à l’âge de trente ans, à des journées de cours complètes et au stress inhérent aux examens, mais cela en vaut bien la peine.

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Nous suivons deux jeunes personnes dans leur formation en tant que policier et policière. Tous deux ont commencé l’école de police à Hitzkirch en octobre dernier. Dans leur première contribution, ils se présentent et racontent comment ils ont vécu les premiers mois. Aujourd’hui, nous faisons la connaissance de Nina Kaser.

Je m’appelle Nina Alexandra Kaser, j’ai trente ans et j’habite à Jegenstorf. Mon oncle a été policier jusqu’à sa retraite, raison pour laquelle la profession de policier a été très proche pour moi durant mon enfance. Ses histoires toujours captivantes me plaisaient et au fil du temps, j’ai souhaité exercer une fois cette profession. Pour des raisons de santé, je n’ai toutefois pas pu penser à une telle formation dans ma jeunesse.

Entre-temps, j’ai déjà terminé deux formations professionnelles: dans un premier temps j’ai terminé une formation professionnelle initiale de rêve en tant qu’assistante en médecine vétérinaire, puis quelques années plus tard, une deuxième formation en tant que dessinatrice en génie civil. J’ai effectivement réussi à trouver un poste à 50 % dans ces professions, ce qui avait aussi l’avantage d’acquérir simultanément de l’expérience professionnelle dans les deux activités.

Et pourquoi pas une troisième formation professionnelle?

Et entre-temps, j’ai recouvré ma santé, grâce à ma volonté et ma discipline j’étais en bonne forme physique, ce qui a permis à ma profession rêvée d’antan de revenir à l’avant-plan. Après mûre réflexion et à la suite de la soirée d’information en avril 2014, j’ai décidé de postuler auprès de la police cantonale bernoise. J’ai transmis mon dossier en août et j’étais très nerveuse à la réception de la réponse en octobre. J’ai été très heureuse d’être admise dans la procédure de sélection, le premier pas en direction de mon objectif était fait!

La procédure de sélection s’est un peu éternisée. Durant cette période, ce n’était pas facile de gérer cette situation dans le quotidien professionnel vu que je n’avais pas parlé de mes intentions à mes chefs respectifs. Je ne savais pas si je serais prise. Après sept mois d’attente, j’ai enfin reçu la réponse que j’étais retenue pour l’école de Police.

Beaucoup de nouveautés – et une arme

J’ai donc commencé ma formation le 1er octobre 2015. En attendant ma première journée à l’école de police à Ittigen, j’étais très curieuse de savoir ce qui m’attendrait. On n’apprend pas tous les jours à connaître autant de nouvelles personnes et à prendre un nouveau départ. Au cours de la première semaine, nous avons déjà reçu nos uniformes ainsi que notre arme personnelle. C’était une impression bizarre, à la fois fière et inhabituelle. Bien sûr que cela a passé entre-temps. J’avais en particulier un grand respect de l’usage de l’arme, grâce à la formation de tir je m’habitue toujours davantage à cette partie de l’enseignement.

Ensuite, il y a eu la première journée à l’école de police intercantonale à Hitzkirch, et une nouvelle fois la nervosité a pris le dessus. Ce qui a été inhabituel au début, c’était les règles de conduite militaires. Je pense que cela doit être nécessaire, lorsqu’il y a autant de jeunes gens qui se préparent ensemble à une profession exigeant beaucoup de discipline.

Exigences élevées à remplir

Parfois, il me semble difficile d’être à l’école de police sans mon environnement privé et connu. Durant la formation, la vie privée doit se limiter au week-end, étant donné qu’en cours de semaine on est toujours loin de la maison.

Mais d’autre part, l’école de police est tout sauf ennuyante. De nombreuses matières sont enseignées en une fois et les attentes sont très élevées pratiquement dès le début. Après quelques années, il faut se remettre en mode école, se rappeler comment gérer le stress inhérent aux examens. Mais je ne suis pas seule avec tout cela: parmi mes futurs collègues de travail, il y beaucoup de personnes sympathiques et nous effectuons ce parcours en équipe.

Je me réjouis d’exercer une profession variée, exigeante et captivante – et du parcours pour y arriver!